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Histoire/Patrimoine

Histoire/Patrimoine

 

Clapiers, véritable poumon vert

Les Moulières, Plan des Masques, la Pisseyrasse, les Bosses, Lauriol, Le Romarin, ce sont 178 hectares du massif forestier de Clapiers dont 122 hectares constituent la forêt communale. Cette dernière est située, dans sa majeure partie, au Nord du village.
La forêt est soumise au régime forestier de l’O.N.F. (Office National des Forêts)

La forêt de Clapiers est peuplée à :

  • 63 % de pins d’Alep,
  • 7 % de pins pignon,
  • 5 % de cyprès méditerranéens,
  • 2 % de cèdres de l’Atlas et d’un sous-étage de chênes verts et de chênes Kermès.

Nous pouvons également citer comme plantes le plus souvent rencontrées dans la forêt : le laurier-tin, le genévrier, l’églantier, la lavande, le romarin, le cyprès toujours vert ainsi que la bruyère multicolore.
La forêt de Clapiers a fait l’objet de reboisement en 1946, 1979, 1982 et 1984. Ces reboisements sont régulièrement entretenus par l’association "les Amis de la Nature" aidés par le C.C.F.F. (Comité Communal des Feux de Forêts). D’autre part, les enfants de l’école primaire sont initiés au respect de notre environnement en ayant planté et en entretenant un arboretum au pied de la colline de cyprès.
La forêt et le massif dans son ensemble font l’objet de toute l’attention du C.C.F.F. et des services municipaux. Le maximum est réalisé pour sa protection :

  • patrouilles de surveillance tous les week-ends de juin à septembre et les jours de grands risques,
  • mise en place de citernes réserves d’eau (3 de 20.000 litres),
  • la tour de Guêt qui culmine à 128 mètres, occupée du 1er juillet au 30 août par les sapeurs pompiers, point le plus haut du massif
  • efforts d’entretien et de travaux dans les bois communaux.
    Le plan décennal étant terminé, un autre plan se met en place avec l’O.N.F.

Situé à quelques kilomètres au Nord-Est de Montpellier, Clapiers fait partie de la proche banlieue de la capitale régionale. Le territoire communal, d'une superficie de 768 ha, est bordé au Sud, Sud-Ouest par le fleuve le Lez, de part et d'autre duquel sont délimitées des zones inondables, dans le cadre du plan de prévention des risques naturels. Les axes principaux de la commune sont la Route Départementale 21 à l'Est, le Boulevard de la Liberté et les R.D. 17 et 65 au Sud.

PAYSAGE, RELIEF
L'étude paysagère de la commune a été menée avec le concours de M. Daniel Laroche, paysagiste. Des extraits de son étude ont été repris pour composer ce paragraphe.
"Le village originel de Clapiers s’est développé autour de l’église, sur le relief dominant la confluence d’une large vallée secondaire et de celle du Lez. Exposé au Sud, il est à la jonction de trois terroirs.
La plaine montpelliéraine à l’Est et au Sud est une région traditionnellement viticole d’altitude moyenne 60 m. Relativement ouverte, elle est parcourue par de nombreux cours d’eau temporaires, parfois accompagnés de quelques feuillus, qui se faufilent entre les buttes calcaires dominées par les grosses demeures et les bosquets de conifères.
Les collines calcaires au Nord offrent un relief dont l'altitude est comprise aux environs de 115 mètres. Ancien pays d’élevage, entrecoupé de vallées encaissées et cultivées, il est aujourd'hui voué à la forêt de pins d'Alep et à la garrigue.
La vallée du Lez à l'Ouest et ses riches terres cultivées, aux environs de 45 m d'altitude, est périodiquement soumise aux inondations de ce fleuve au régime méditerranéen. La ripisylve, forêt galerie de feuillus accompagnant le cours d'eau, y est dense et signale le Lez dans le paysage.
L'analyse paysagère repose sur la notion d'unité paysagère ou portion de territoire où les différents éléments qui composent le paysage s'agencent de la même façon. Celles-ci sont limitées par des barrières visuelles, généralement dues au relief, parfois à la végétation... Elles entretiennent entre elles des relations diverses. Dans le cas présent, la carte des paysages montre de façon immédiate l'importance des crêtes du relief qui cloisonnent le territoire en autant d'unités. La plus importante de ces unités relie la vallée du Lez à la Plaine, vers Jacou. Elle est barrée de deux seuils, en bordure du Lez celui du Fesquet, et un peu plus au-dessus celui du vieux village et de Cabriès. Cette grande unité est limitée au Sud par le relief boisé du Plein Air des Chênes, du Bois des Tombes, et au Nord par celui qui court de Lauriol au bois des Moulières. Il faut noter que son flanc nord, exposé au Sud regroupe l'essentiel des constructions de la commune. Nous avons là un paysage en pleine mutation, qui passe de l'agriculture à l'urbanisation.
La vallée du Lez marque la limite Ouest. C'est un paysage naturel agricole, aujourd'hui préservé du fait des zones inondables. On ne peut que regretter l'énorme rond- point de la R.D. 65 qui, pour l'instant, bloque la relation privilégiée entre cette vallée à vocation d'espaces de loisirs et le reste du territoire communal.
Le Nord de la commune est occupé par une succession d'espaces encaissés où, au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'urbanisation, la culture prend le pas sur la friche. Ces unités sont séparées de crêtes, vigoureuses, le plus souvent boisées. Il faut noter le débordement de l'urbanisation de l'unité centrale vers le Nord, au-dessus du Plan Goutier et vers le Val aux Vignes.
Les transitions entre ces différentes unités se font donc surtout par le franchissement des reliefs (boulevard de la Liberté, R.D. 21...), parfois par des resserrements qui peuvent prendre d'ailleurs l'allure de vallées encaissées (entre Lauriol et le Romarin...).»

«Les principaux vecteurs de découvertes de ces paysages, tout au moins les plus usuels et les plus fréquentés, sont les voies de communication. Les plus importantes sont la R.D. 65 qui passe au Sud, la R.D. 21 qui passe à l'Est, et la relation entre les deux, la NULLexNULL R.D. 112 E 12. Les deux premières sont en limite de l’unité paysagère centrale et autorisent quelques belles vues sur l'ancien village. C'est surtout le cas pour la seconde qui bénéficie de son passage en limite communale dans une zone non construite. Son trajet se poursuit vers le Nord au travers des espaces agricoles séparés par les reliefs boisés. Au Plan Guirard, le débordement de l'urbanisation du Val aux Vignes se remarque. Plus loin, le seuil du relief est marqué par la propriété du Viviers, en dehors des limites communales, avant d'aborder la belle plaine viticole de Grattesol. La NULLexNULL R.D. 112 E 12, elle, se situant en milieu d'unité n'a pas ces vues dégagées. En revanche, elle permet de découvrir l'ambiance intime. Il faut noter la NULLexNULL R.D. 112 E 6 qui, à la sortie du Bois des Tombes, permet aussi une belle découverte du site du village originel. Ces différents parcours mettent en valeur deux points :
Toute la partie Nord de la commune, traversée par aucune voie de circulation importante, demeure un espace encore très «naturel». Très appréciée des promeneurs, elle offre d'ailleurs de nombreux chemins de randonnées.
Le profil du village historique unique et encore peu atteint sur sa butte, dominé par le clocher de l'église est le repère principal. Ceci a été repris pour créer le logo de Clapiers".

Des rives du Lez aux collines sèches du Nord, le paysage clapiérois offre en fait une grande diversité. Mais un des sites les plus remarquables reste la vallée du Lez, avec cette belle ripisylve encadrant le petit fleuve courant sous les ombrages au milieu de la plaine agricole. Si cet espace est peu menacé par l'urbanisation du fait des zones inondables, c'est le lieu de passage favori des voies de communication. Par ailleurs, il est complètement coupé du territoire communal, comme si, durant ces dernières dizaines d'années, le fleuve était ignoré. C'est un phénomène général qui tend aujourd'hui à disparaître, les populations redécouvrant ces espaces de loisirs et de détentes exceptionnels que sont les bords des cours d'eau en région méditerranéenne.

Autres éléments significatifs du territoire clapiérois, les buttes couvertes de boisements de pin d'Alep structurent l'ensemble, le cloisonnant, soulignant les horizons… Ce fut d'ailleurs, pour les plus proches du centre historique, les premiers endroits de l'urbanisation moderne. Néanmoins, la commune a su conserver les plus beaux sommets accessibles à tous, comme à Las Courejas, aux Moulières ou au Bois des Tombes. Aujourd'hui, la construction dans les pinèdes a été volontairement limitée, le développement s'opérant dans les vallons.

Enfin, Clapiers ne serait pas Clapiers sans la présence permanente du clocher de l'église dominant la silhouette du vieux village encadré de bois de pins. C'est une référence, un repère, un élément de décor... la représentation d'une appartenance à une communauté.

 

EVOLUTION DU PAYSAGE
Les transformations majeures des paysages de Clapiers sont dues essentiellement à deux facteurs :

  • Le développement de l’urbanisation,
  • le développement des infrastructures.

Ces deux phénomènes se sont développés de pair, étant liés entre eux. La commune de Clapiers est sous l’influence urbaine directe de la ville de Montpellier. Elle a accompagné le développement de cette dernière. Comme nous l’avons vu ci-dessus, les premières zones d'urbanisation récente se sont installées sur les flancs Sud des collines proches du vieux village, dans les pinèdes. Les lotissements se sont ensuite répandus dans la plaine centrale en se densifiant. Cette urbanisation a mis en place tout un réseau de voies distribuant les nouveaux quartiers. Dans le même temps, l'agglomération se développait. Clapiers s'est vu alors traversée par un réseau de grandes voies de circulation de transit.
Aujourd'hui, la Municipalité désire marquer une pause dans le développement quantitatif pour accroître le qualitatif. Les tendances d'évolution ne vont donc pas vers un accroissement significatif des surfaces construites ou urbanisables, mais plutôt vers l'achèvement du projet que représente le Plan d’Occupation des Sols actuel.
En revanche, les voies de circulation de transit sont en pleine évolution. Les projets de réaménagement de la R.D. 65 sont en cours. La R.D. 112 E 12 est aussi concernée, la R.D. 109 a été re-calibrée, mais on ne peut considérer son état actuel comme satisfaisant, ne serait-ce que sur le plan paysager... Toutes ces voies vont voir leurs capacités augmenter et leur emprise aménagée. Cela risque de changer quelque peu les rapports de Clapiers avec ces voies.

HYDROLOGIE
Comme nous l'avons mentionné plus haut, le paysage communal n'est pas vraiment marqué par le Lez qui assure la limite Sud, Sud-Ouest de la commune. Il n'en reste pas moins qu'en période de crues, lorsque les pluies de forte intensité s'abattent sur le haut bassin, ses débordements sont surprenants. Aussi, le «plan de prévention des risques naturels d'inondation de la Basse Vallée du Lez», approuvé en mai 1996, a permis la délimitation des zones inondables Rouges (de risques graves) et Bleues (de risques importants sur la commune). Le règlement du P.P.R. et les zones inondables ont ensuite été intégrées au P.O.S. par modification en septembre 1996 et seront maintenues dans le dossier de révision.
Aucun autre cours d'eau ne présente pour Clapiers de risques identiques.
Cependant, de part et d'autre des ruisseaux de PESSIEYRASSE, de LAURIOL, DE LA MAYRE et des CANAUX, est inscrite une zone non aedificandi de 10 m de l'axe : cette prescription n'a pas de grande incidence sur l'urbanisation dans la mesure où ils traversent soit des zones naturelles, soit des zones déjà construites (LAURIOL).

 

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