Vous pouvez parfois apercevoir la présence d’un nid de frelons à pattes jaunes ou frelons asiatiques ici ou là. ...
Qui est ce frelon ?
Le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina) se distingue du frelon européen par son thorax noir, le début de son abdomen noir et le bout de ses pattes jaune vif.
À l’inverse, le frelon européen a un abdomen majoritairement jaune et quelques taches rouges.
Son cycle de vie
Chaque année, la jeune reine hiverne à l’abri, se réveille au printemps, elle recherche des liquides sucrés pour se nourrir puis fonde un nid primaire. Elle élève ses premières larves en les nourrissant avec des proies (abeilles, guêpes et mouches surtout). Avant l’été, la colonie se déplace et construit un nid plus grand, souvent en haut d’un arbre pour rester cachée. C’est ce même nid que les gens voient à l’automne.
Comment est-il arrivé ?
Tout a commencé en 2004, lorsqu’une reine fondatrice a voyagé depuis la Chine dans une poterie. Depuis, l’espèce s’est adaptée à nos paysages et à la densité d’abeilles domestiques, sa principale source de nourriture.
Une menace pour qui ?
Le frelon à pattes jaunes n’est agressif qu’en cas de menace pour son nid. Il ne s’attaque pas aux humains spontanément, mais il représente une réelle menace pour les ruches. Les pièges et insecticides sont déconseillés : la meilleure protection reste la surveillance des ruches et l’installation de dispositifs empêchant l’intrusion du frelon.
La nature s’adapte
Les mésanges, les étourneaux bavards, les guêpiers flamboyants et les bondrées apivores semblent avoir déjà intégré le frelon à leur menu. On a remarqué également que certaines colonies d'abeilles commençaient à se défendre.
Un cadre légal et départemental
La loi du 14 mars 2025 a instauré un plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, visant à coordonner actions publiques et privées et à indemniser les apiculteurs professionnels. Ce plan sera décliné à l’échelle départementale, et nous permettra d’harmoniser les actions de prévention, de surveillance et de lutte, ainsi que la communication en direction du public.
Un regard plus large
Plutôt que de diaboliser cette espèce, il est utile de replacer sa présence dans un contexte plus global. Vivre avec elle implique de comprendre ses équilibres et d’adopter des solutions respectueuses de la biodiversité. Le frelon à pattes jaunes n’est plus un simple intrus : il fait désormais partie de notre environnement, et apprendre à coexister avec lui est un pas vers une écologie plus réaliste et durable.